Le compost est un engrais de fond, issu de la dégradation en milieu aérobie du fumier. Le compost est un produit émietté et homogène, sans odeur, sain et perdant peu d’azote une fois épandu.

Pour la constitution de l’andain, on recommande des tas de 3 à 4 m de large et 1,5 m de haut. Quatre règles sont à respecter pour faire un bon compost au champ.

1) Deux retournements du tas, 48h après la sortie du fumier, puis 20 jours plus tard.

2) Une montée en température du tas à plus de 55°C pendant 15 jours, grâce à ces retournements. Des sondes thermomètre permettent de surveiller cette bonne montée en température.

3) Durant toute la phase de compostage, le tas doit être maintenu humide.

4) Une fois le deuxième retournement réalisé, il faut prévoir une durée de maturation de 4 à 5 semaines. Le compost est peu sensible au lessivage, un apport de fin d’automne est plus intéressant. Il faut se référer à la réglementation locale pour adapter ses apports. Une analyse du compost permettra d’affiner la fréquence et la quantité d’apport nécessaire sur la rotation. Le compost sera épandu avec un épandeur équipé d’une table d’épandage ou de hérissons verticaux pour une bonne régularité de la dispersion. En général, l’apport de compost est de 10 à 15 t MB/ha. Cette dose est variable et à adapter selon le potentiel de la culture et le type de sol. Il faut privilégier les apports sur les cultures à cycle de végétation plus long. Le compost est un amendement riche en matière organique et à action lente ! L’essentiel est d’en apporter régulièrement sur toutes les parcelles.

Article de Jérémie Jost et des conseillers du REDCap.