L’enrubannage est réputé pour avoir une conservation risquée et plus sensible aux risques sanitaires mais ce n’est pas une fatalité. S’il est bien conservé, les risques ne sont pas plus élevés que pour le foin. L’objectif de l’enrubannage est de chercher de la valeur alimentaire à un stade précoce de la plante. Il est conseillé de faucher à 7-8 centimètres, d’une part pour éviter de ramasser de la terre, donc limiter les risques de listeria, et d’autre part pour garantir un séchage plus rapide et une bonne reprise du fourrage. Un autre critère important est le pourcentage de matière sèche. Il doit idéalement être à 55-60%. Mais la fenêtre météo étant courte il vaut mieux presser avant s’il y a risque de pluie. Il faut aussi veiller à faire des balles denses et régulières afin de chasser l’oxygène au maximum. Lors du filmage des bottes, il est important de ne pas percer le film plastique. Il doit bien coller à la botte afin de ne pas laisser de bulles d’air. Aussi il ne faut pas filmer sous la pluie. Il est indispensable de mettre le bon nombre de couches : 4-6 minimum pour les graminées et 6-8 pour les légumineuses. L’enrubannage ne doit pas se faire plus de quelques heures après le pressage afin d’éviter le développement des bactéries aérobies. Il est préférable de ne pas déplacer les bottes en dehors du jour de leur confection ou de celui de leur utilisation. L’enrubannage peut être utilisé dès que la fermentation a eu lieu, ce qui se fait en 4 à 6 semaines. Dans l’idéal, les bottes ne doivent pas être gardées plus d’un an.

Les conseillers du REDCap

Photo Jérémie JOST

 

 

 

 

 

 

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